Comment le patriarcat et le capitalisme détruisent la confiance en soi des femmes — et comment s’en libérer.
Tu veux savoir qui gagne quand tu te trouves “pas assez” ?
Ce n’est pas toi, évidement
C’est une industrie entière.
Un système bien rodé qui s’enrichit pendant que tu t’épiles, que tu comptes tes calories, que tu culpabilises de ne pas être “disciplinée”.
Bienvenue dans le business de ton insécurité.
Chaque ride, chaque bourrelet, chaque poil est devenu une opportunité économique.
L’industrie de la beauté, du fitness, de la minceur et des cosmétiques prospère sur un modèle simple : fabriquer du manque.
On te vend une crème pour “corriger”, un soin pour “rattraper”, un régime pour “réparer”.
Mais réparer quoi, au juste ?
Rien. Parce qu’il n’y a rien de cassé.
La stratégie est brillante et violente à la fois :
On crée une norme impossible à atteindre.
On te persuade qu’elle est naturelle.
On te vend ensuite les produits censés t’en rapprocher.
Et à chaque fois que tu penses “je devrais mieux faire”, quelqu’un, quelque part, empoche.
C’est le prix de ton manque de confiance en toi, soigneusement entretenu.
L’illusion de la perfection : croire qu’un corps “idéal” existe.
→ En réalité, cette norme change selon les époques, les cultures et les tendances marketing.
L’illusion du contrôle : penser qu’on peut “gérer” son corps comme un projet.
→ C’est oublier que le corps est vivant, fluctuant, changeant – et que c’est sa beauté.
L’illusion de la valeur : croire que ta valeur dépend de ton apparence.
→ C’est le mensonge le plus rentable de tous!
Ce n’est pas qu’une question de beauté, c’est une question de contrôle.
Un corps de femme préoccupé, complexé, épuisé… est un corps qui ne dérange pas.
Parce qu’il n’a pas le temps de se rebeller, d’entreprendre, de créer, de jouir, de penser.
Pendant que tu passes deux heures à “te préparer”, tu n’écris pas ton livre.
Pendant que tu t’angoisses de reprendre trois kilos, tu ne remets pas en question le système.
Pendant que tu regardes ton reflet avec honte, tu oublies ta puissance.
C’est ça, le génie du patriarcat : maintenir les femmes occupées à se corriger.
Et ensuite le génie du capitalisme : monétiser leur manque de confiance en soi.
Derrière les filtres et les slogans “self-love”, la réalité est brutale :
troubles alimentaires,
anxiété,
dépression,
épuisement,
et cette sensation chronique de ne jamais être “assez”.
Quand ton cerveau associe ta valeur à ton apparence, chaque miroir devient un jugement.
Et ce stress permanent épuise ton système nerveux.
On te dit “aime-toi telle que tu es”, mais tout, autour de toi, t’envoie le message inverse.
Ce conflit intérieur détruit la confiance en soi des femmes — lentement, mais sûrement.
Sortir de ce piège, ce n’est pas juste arrêter les crèmes ou les régimes.
C’est rééduquer ton regard.
Regarder ton corps non plus comme un chantier, mais comme un lieu de vie.
Un espace sensible, intelligent, puissant.
Celui qui te permet de sentir, de rire, d’aimer, de créer, de te relier.
Reprendre ton image, c’est un acte politique.
C’est refuser que ta valeur se mesure en centimètres ou en likes.
C’est dire :
Je ne veux plus être belle pour te plaire, je veux être libre pour exister.
Et c’est ça, la véritable confiance en soi féminine : oser exister sans permission.
Chaque fois que tu t’aimes sans condition, tu retires un billet à ce système.
Chaque fois que tu cesses de te juger, tu récupères ton énergie, ton temps, ton pouvoir.
Et crois-moi : retrouver confiance en toi est un acte bien plus révolutionnaire qu’un régime.
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Dans La Tribu, on parle de ces conditionnements, de la réconciliation avec son corps, et de la confiance en soi au féminin — pas celle des magazines, mais celle qui te libère.
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Pour aller plus loin dans ce travail d’affirmation et de confiance, découvre L’effet miroir et l’affirmation de soi — un article clé pour comprendre comment ton regard sur toi influence ton estime.